Résumé
Cet article analyse la controverse du « désenclavement du Chablais », une mobilisation locale autour d’un projet autoroutier dans l’espace frontalier au nord de la HauteSavoie, à l’aide de la notion de justice mobilitaire proposée par Mimi Sheller. Une enquête par entretiens auprès d’associations concurrentes, mais toutes deux en rupture avec les autorités de la planification territoriale, témoigne du caractère polysémique et malléable de ce concept. L’attention portée aux trajectoires des militant·e·s souligne le rôle des ressources d’autochtonie et de la socialisation à la mobilité dans leur lutte pour imposer une vision territoriale conforme à leurs modes de vie. Les associations mènent pour cela un travail de définition de « l’enclavement », dans le but de (dé)crédibiliser le besoin local d’une nouvelle autoroute. L’examen des dimensions spatiales de la mobilisation révèle un engagement par et pour le territoire de vie, à partir d’une infrastructure de transport. Au total, cet article précise les conditions, sociales et spatiales, depuis lesquelles il devient possible de légitimer une « juste » mobilité.
| Titre traduit de la contribution | The disenclavement of a region: Two civil society organisations with competing approaches to mobility justice |
|---|---|
| langue originale | Français |
| journal | Justice spatiale | Spatial Justice |
| Volume | 19 |
| état | Publié - 2025 |
| Modification externe | Oui |
mots-clés
- Justice mobilitaire
- Infrastructuresde transport
- Mobilisation spatiale
- Mobilité quotidienne
- Espaces frontaliers
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